Pourquoi recracher le vin?
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Un contexte professionnel ou événementiel de dégustation ne consiste pas nécessairement à «boire du vin». Au contraire, la profession vient avec son lot de responsabilités et parmi celles-ci, il y a la contrainte de recracher le vin que l’on déguste. On me dit souvent: « Hein, voyons donc, recracher le vin, quel gaspillage ! » En fait, je crois qu’il vaut mieux recracher une gorgée ou deux d’un très bon vin et ainsi en apprécier pleinement et consciemment chacune des sensations de cette gorgée que d’en avaler le contenu entier d’une bouteille et ainsi d’en perdre nos capacités sensorielles, donc au final, on apprécie pas notre breuvage à sa juste valeur. De plus, comme il arrive souvent que nous dégustions un grand nombre de vins, il est impensable d’être en mesure de tout avaler en évitant l’état d’ébriété.
De plus, l’action de recracher le vin nous permet de conserver notre palais clair. Cela a pour effet de mieux libérer les papilles de l’effet de l’alcool et de mieux en analyser les composantes et surtout la finale. Donc, toute l’analyse technique et le plaisir de la dégustation (arômes, saveurs) se passe dans la bouche. Avaler le vin trop rapidement n’apporte aucune information sensorielle supplémentaire.
En outre, c’est un mythe de croire que recracher le vin peut être mal vu par un vigneron ou autre personne qui vous fait déguster le vin. Au contraire, c’est plutôt un signe de professionnalisme et une façon de démontrer le respect de son travail et prouver qu’on est là pour juger le vin et non le boire. Tout producteur se montrera reconnaissant et même que, dans certains cas, il vous tendera un crachoir, s’il remarque que vous êtes soucieux de votre rôle en tant que dégustateur.
Un petit conseil en terminant, lorsque vous participerez à une dégustation, pensez aussi à boire de l’eau, puisqu’en recrachant, on perd également une bonne quantité de salive et on se déshydrate plus rapidement.
Bonne dégustation! :)